Chaque recrutement est une opportunité de renforcer votre équipe. Mais mal s’y prendre peut rapidement coûter cher. Très cher.
Selon HR Voice, le coût d’un recrutement raté représenterait entre 45 000 et 100 000 euros, et certaines études évoquent même des pertes allant jusqu’à 200 000 euros*. Entre le salaire versé, le temps investi, la formation, la baisse de productivité et l’impact sur la cohésion ou l’image de marque… l’addition est lourde.
Ce genre d'erreurs peut arriver à tout le monde, même aux recruteurs les plus expérimentés. Alors, comment s’en prémunir ?
En travaillant chaque étape du processus avec rigueur, cohérence… et un brin de recul. Dans cet article, on vous partage les erreurs de recrutement les plus fréquentes, et surtout comment les éviter.
*Source : Chambre de commerce et d’industrie
Avant de savoir comment les éviter, encore faut-il bien comprendre ce qu’on appelle une erreur de recrutement. Il ne s’agit pas seulement d’avoir choisi la mauvaise personne, mais plus largement d’un décalage entre les attentes initiales et la réalité du terrain, côté employeur comme côté candidat.
Une erreur de recrutement peut prendre plusieurs formes :
Ces erreurs ne sont pas toujours visibles immédiatement. Parfois, elles se révèlent au bout de quelques semaines ou mois, une fois la phase d’essai passée. C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper les risques dès le début du processus de recrutement.
Un recrutement raté, ce n’est pas seulement une déception… c’est aussi une facture salée. Et elle peut grimper très vite.
C’est le premier impact visible : le coût financier.
Payer un salaire pendant plusieurs semaines (voire mois) pour un poste mal occupé, ça pèse déjà dans la balance. Mais ce n’est pas tout : il faut aussi compter les frais de diffusion d’annonce, le temps passé par les RH, ou encore les honoraires d’un cabinet de recrutement si vous avez externalisé la recherche.
Bref, un mauvais choix, et c’est votre budget qui trinque.
Et ce n’est pas fini ! Un mauvais recrutement, c’est aussi beaucoup de temps perdu.
Les RH ont planifié les entretiens, relu des dizaines de CV, organisé l’onboarding… pour finalement tout recommencer quelques semaines plus tard. Pas vraiment un gain de temps.
Mais au-delà des chiffres, les conséquences peuvent se faire sentir dans toute l’entreprise :
En résumé : même si l’erreur ne se voit pas tout de suite, elle laisse des traces. Autant l’éviter dès le départ !
Un recrutement raté, ce n’est pas qu’un souci RH : c’est toute l’équipe qui peut en subir les effets. Une nouvelle recrue mal intégrée ou peu investie peut casser une dynamique de groupe, générer des tensions, de la frustration, voire démotiver les autres collaborateurs. Et une fois l’équilibre rompu, la cohésion est souvent longue à reconstruire.
Un candidat mal recruté... puis mal accompagné, c’est aussi un risque pour votre réputation. Une mauvaise expérience, ça se raconte sur les réseaux, autour d’un café, ou même dans les avis en ligne. Résultat : votre image peut en prendre un coup, surtout dans les secteurs où la marque employeur fait la différence pour attirer les talents.
Un recrutement raté, c’est souvent retour à la case départ. Il faut relancer l’annonce, trier à nouveau des CV, reprogrammer des entretiens… le tout en mobilisant plusieurs services. Résultat : beaucoup d’énergie dépensée pour… rien. Et pendant ce temps, le poste reste vacant.
Même avec de la méthode, certaines erreurs reviennent souvent dans les processus de recrutement. Elles ne sont pas toujours visibles sur le moment, mais peuvent avoir un impact durable sur l’entreprise. Bonne nouvelle : elles sont presque toujours évitables, à condition de les repérer à temps.
C’est la base… et pourtant, c’est là que tout peut déraper.
Une fiche de poste floue, une mission mal cadrée ou un besoin mal actualisé, et vous partez sur de mauvaises fondations. Résultat : on recrute pour un poste qui n’existe pas vraiment (ou plus).
Comment l’éviter ?
Cadrez le besoin :
Cette clarification conditionne tout le reste. Une fiche de poste claire est votre meilleur allié pour éviter de commettre des erreurs. Elle doit inclure les missions principales, les KPI, les outils utilisés et le type de contrat envisagé.
Une annonce trop technique, trop générique ou pas assez claire aura du mal à séduire. Conséquence : vous attirez peu de candidatures ou les mauvais profils.
Comment l’éviter ?
Bref, donnez envie, sans survendre.
Recruter dans l’urgence, on le sait, c’est risqué. Mais un processus interminable, sans retour aux candidats, l’est tout autant !
Les meilleurs profils partent vite. Il faut donc trouver le bon tempo : ni trop pressé, ni trop poussif.
Comment l’éviter ?
Outil utile pour votre processus de recrutement : un ATS !
Un ATS (Applicant Tracking System) vous aide à :
Résultat : un gain de temps pour les RH, une meilleure organisation… et surtout une expérience candidat plus fluide et professionnelle.
Se fier uniquement à son intuition ou à un “bon feeling”, c’est tentant… mais dangereux. Sans grille d’analyse ni questions préparées, les biais prennent vite le dessus.
Comment l’éviter ?
Un entretien structuré permet de comparer les candidats objectivement et de repérer aussi bien les compétences techniques que les qualités humaines.
Quand les futurs collègues ou les managers ne sont pas dans la boucle, attention au décalage. L’erreur est de se concentrer uniquement sur les compétences et d’en oublier la compatibilité avec l’équipe ou l’environnement. Conséquences : un bon profil… qui ne reste pas.
Comment l’éviter ?
Parfois, le recrutement était bon… mais l’intégration, elle, laisse à désirer. Un onboarding trop rapide ou mal organisé peut démotiver un nouveau collaborateur dès les premières semaines.
Comment l’éviter ?
Même avec les meilleures intentions et un processus bien rôdé, l’erreur de casting peut arriver. L’important, c’est de savoir réagir avec lucidité et professionnalisme, sans laisser la situation s’enliser. Voici les bons réflexes à adopter :
Dès les premières semaines, restez attentif à certains signes :
Ces éléments ne sont pas forcément définitifs, mais ils méritent d’être abordés rapidement.
Avant de tirer des conclusions, organisez un point franc et bienveillant.
Écoutez le ressenti du collaborateur, identifiez ensemble les freins, et proposez un plan d’amélioration ou un accompagnement adapté. Parfois, une clarification suffit à remettre les choses sur les rails.
Prenez du recul :
Cette analyse est essentielle pour éviter de reproduire la même erreur.
Si malgré les ajustements, le constat reste négatif, mieux vaut envisager une séparation, de façon respectueuse et claire.
Assurez-vous de bien gérer les aspects contractuels et proposez, si possible, une sortie digne et humaine. C’est important pour la personne, pour l’équipe… et pour votre marque employeur.
Faire une erreur de recrutement, ça peut arriver. Mais ce n’est pas une fatalité.
En prenant un peu de recul, en posant les bonnes bases et en impliquant les bonnes personnes, vous mettez toutes les chances de votre côté pour faire les bons choix.
Un bon recrutement, ce n’est pas juste une affaire de CV : c’est une rencontre réussie entre une personne, une mission… et une équipe.
Alors, prenez le temps. Et surtout : testez, ajustez, progressez. À chaque nouveau recrutement, vous devenez meilleur.