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Les 8 étapes d'implémentation d'un ATS pour réussir son déploiement

Rédigé par Cynthia | 07 janvier 2026

Mettre en place un ATS est une étape structurante pour une organisation. Mal préparée, son implémentation peut générer des résistances, des usages partiels ou une adoption limitée. Bien menée, elle permet au contraire de structurer durablement le recrutement et d’améliorer les pratiques au quotidien.

L’implémentation d’un ATS ne se résume pas à un simple paramétrage technique. C’est un projet organisationnel, qui implique les équipes RH, les managers et parfois d’autres fonctions de l’entreprise.

Voici les étapes clés de l’implémentation d’un ATS, pour garantir un déploiement efficace et une adoption réussie.

 

Comprendre d’abord comment fonctionne un ATS

Avant de parler d’implémentation, il est essentiel de bien comprendre comment fonctionne un ATS dans son ensemble. Paramétrage des étapes, gestion des candidatures, automatisations, collaboration, reporting : chaque brique technique repose sur une logique précise.

L’implémentation ne consiste pas simplement à “activer” un outil, mais à adapter son fonctionnement à votre organisation. Pour mieux appréhender cette mécanique, du dépôt de candidature jusqu’au pilotage des recrutements, vous pouvez consulter notre guide détaillé 👉 Comment fonctionne un ATS ?

#1. Définir les objectifs du projet ATS

Avant toute mise en place, il faut clarifier pourquoi l’entreprise souhaite implémenter un ATS.

Les objectifs peuvent être multiples :

  • Structurer le processus de recrutement ;
  • Mieux gérer les candidatures ;
  • Fluidifier la collaboration avec les managers ;
  • Améliorer la visibilité sur les recrutements en cours.

Cette étape permet d’aligner toutes les parties prenantes et de poser un cadre clair. Un ATS n’est pas une fin en soi : il doit répondre à des besoins précis.

 

#2. Identifier les usages et les acteurs concernés

L’implémentation d’un ATS impacte plusieurs profils :

  • Recruteurs ;
  • Equipes RH ;
  • Managers recruteurs ;
  • Parfois direction ou équipes support.

Il est donc important d’identifier qui utilisera l’outil, à quel moment et pour quelles actions. Cette réflexion permet d’anticiper les droits d’accès, les rôles et les niveaux d’implication de chacun dans le processus de recrutement.

Plus cette étape est travaillée en amont, plus l’ATS sera adopté naturellement.

 

#3. Cartographier le processus de recrutement existant

Avant de paramétrer un ATS, il faut comprendre comment le recrutement fonctionne aujourd’hui :

  • Quelles sont les étapes actuelles ?
  • Où se situent les points de friction ?
  • Quels outils sont utilisés (mails, tableurs, dossiers partagés) ?

Cette cartographie permet d’éviter un écueil fréquent : reproduire à l’identique des pratiques inefficaces dans un nouvel outil. L’ATS doit structurer le recrutement, pas simplement le digitaliser.

 

#4. Paramétrer l’ATS en fonction des besoins réels

Une fois le processus clarifié, vient l’étape du paramétrage.

Elle consiste à :

  • Définir les étapes du recrutement dans l’ATS ;
  • Configurer les rôles et droits d’accès ;
  • adapter les champs et informations suivies.

Un bon paramétrage reflète la réalité opérationnelle de l’entreprise, sans chercher à tout complexifier. L’objectif est de créer un cadre clair, compréhensible et évolutif.

 

#5. Préparer la reprise ou la création des données

L’implémentation d’un ATS pose rapidement la question des données existantes :

  • Faut-il reprendre les candidatures passées ? ;
  • Importer une CVthèque ? ;
  • Démarrer sur une base vierge ?

Il n’y a pas de réponse unique. L’essentiel est de définir une règle claire et de s’assurer que les données intégrées sont pertinentes, à jour et conformes aux obligations légales, notamment en matière de protection des données.

 

#6. Accompagner les équipes dans la prise en main

Un ATS bien paramétré ne suffit pas : son succès repose sur son adoption par les utilisateurs.

Former les recruteurs et les managers, expliquer les usages attendus et montrer les bénéfices concrets est une étape clé de l’implémentation. Cet accompagnement permet de lever les réticences et d’ancrer de nouvelles habitudes.

C’est souvent à ce moment que l’ATS passe du statut d’outil à celui de véritable support du recrutement.

#7. Lancer progressivement et ajuster les usages

Le déploiement d’un ATS gagne à être progressif.

Commencer par quelques recrutements pilotes permet de tester les paramétrages, d’identifier les ajustements nécessaires et de recueillir les retours des utilisateurs. Ces ajustements sont normaux et font partie intégrante du projet d’implémentation.

Un ATS n’est pas figé : il évolue avec les pratiques de recrutement de l’entreprise.

 

#8. Mesurer l’adoption et inscrire l’ATS dans la durée

La dernière étape de l’implémentation consiste à suivre l’utilisation réelle de l’ATS :

  • Les équipes l’utilisent-elles au quotidien ?
  • Les managers sont-ils impliqués ?
  • Les processus sont-ils mieux structurés qu’avant ?

Ces éléments permettent de s’assurer que l’ATS est pleinement intégré dans l’organisation et qu’il répond aux objectifs initiaux. L’implémentation ne s’arrête pas au déploiement : elle s’inscrit dans le temps.

 

Les étapes d’implémentation d’un ATS : ce qu’il faut retenir

Réussir l’implémentation d’un ATS repose avant tout sur la préparation, la clarté des objectifs et l’accompagnement des utilisateurs.

Un ATS bien implémenté devient un véritable pilier du recrutement. Mal préparé, il risque de rester sous-utilisé. Prendre le temps de structurer chaque étape permet d’en faire un outil réellement adopté, au service des recruteurs comme des managers.